General-FRNews-FRONT-FR

20 MINUTES 🔵 Moralisatrice et sans-gêne : « Jessica » serait la digne héritière de « Karen » (et ce n’est pas une bonne nouvelle)

Qui est cette « Jessica Â» qui buzze sur les rĂ©seaux sociaux ? Il ne s’agit ni d’une Ă©nième influenceuse, ni d’une actrice primĂ©e aux Grammys, et encore moins du prĂ©nom le plus donnĂ© en France (pour info, c’est toujours Louise). Non, la « Jessica Â» dont il est question serait la nouvelle enquiquineuse en chef – on pèse nos mots – aux Etats-Unis, en lieu et place de la « Karen Â». Ou plutĂ´t sa digne hĂ©ritière, d’après The Independent.

Il faut dire que les internautes recherchent depuis plusieurs mois la nouvelle « Karen Â», sa cadette pourrait-on dire, nĂ©e une bonne gĂ©nĂ©ration plus tard. Après la boomeuse, la millĂ©niale. A chaque gĂ©nĂ©ration, sa reloue de service, Ă  en croire les socionautes. Mais comme « Karen Â» avant elle, « Jessica Â» – ou tout du moins sa caricature – parviendra-t-elle Ă  s’imposer dans la pop culture amĂ©ricaine ?

Un sentiment de supériorité et d’impunité

Karen est le « nom pĂ©joratif donnĂ© aux baby-boomers et aux femmes de la gĂ©nĂ©ration X plus âgĂ©es – gĂ©nĂ©ralement blanches – qui se mĂŞlaient apparemment des affaires des autres Â», indique le quotidien britannique. Vous avez (forcĂ©ment) entendu parler de cette femme d’âge mĂ»r privilĂ©giĂ©e qui dĂ©nonce tout (et souvent n’importe quoi) par sentiment de supĂ©rioritĂ© et d’impunitĂ©. « Passez-moi le responsable Â», « je vais aller vĂ©rifier par moi-mĂŞme Â», « vous savez Ă  qui vous vous adressez Â» sont des phrases que pourraient typiquement prononcer une « Karen Â».

Mais la « Karen Â» est rapidement passĂ©e de mème se voulant drĂ´le Ă  critique sociale, devenant « un symbole de racisme et de privilège blanc Â», d’après le New York Times. En 2020, Amy Cooper contacte la police affirmant qu’un homme afro-amĂ©ricain la menace alors qu’elle se trouve dans Central Park. Une scène filmĂ©e qui montre en rĂ©alitĂ© que l’homme en question lui a simplement demandĂ© de tenir son chien en laisse. Sur les vidĂ©os diffusĂ©es sur les rĂ©seaux sociaux, le hashtag #Karen se propage Ă  vitesse grand V, donnant une nouvelle dimension Ă  ce prĂ©nom, l’un des plus donnĂ©s dans les annĂ©es 1960 aux Etats-Unis.

« Jessica Â», la version millĂ©niale (et connectĂ©e)

La « Jessica Â» n’est pas encore devenue un tel symbole, mais le prĂ©nom a Ă©tĂ© choisi pour des raisons similaires. Aux Etats-Unis, il a Ă©tĂ© l’un des plus donnĂ©s aux filles nĂ©es dans les annĂ©es 1980, comme Amanda ou Jennifer. Mais selon certains internautes, relayĂ©s par The Independent, les Jennifer et les Amanda sont forcĂ©ment sympas, contrairement aux… Jessica – ces dernières apprĂ©cieront. Ce serait donc le prĂ©nom le plus pertinent pour succĂ©der aux « Karen Â».

Au regard des vidĂ©os diffusĂ©es sur les rĂ©seaux sociaux, les « Jessica Â» seraient – elles – dans le drama permanent, prenant la parole publiquement sur tout (et n’importe quoi), mais surtout Ă  la moindre contrariĂ©tĂ©. Un bouquet de fleurs qui n’a pas Ă©tĂ© livrĂ© Ă  la bonne adresse ? On tague la marque, on se plaint, et on prĂ©cise que – quand mĂŞme – c’est la moindre des choses de bien faire son travail. Une voisine qui rentre chez elle en talon Ă  21h35 alors qu’on essaie de se concentrer sur l’intrigue – Ă´ combien compliquĂ©e – d’Emily in Paris ? On prend son smartphone et on s’indigne parce que – quand mĂŞme – on a besoin de se reposer.

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

Contrairement Ă  « Karen Â», « Jessica Â» a besoin d’une audience Ă  Ă©duquer – c’est une digital native. Elle se sert donc de ses rĂ©seaux pour faire Ă©talage de ses problèmes du quotidien – qui n’en sont pas vraiment. Si certaines s’amusent de la situation, la plupart des Jessica – les vraies – contre-attaquent dĂ©jĂ , affirmant haut et fort qu’elles n’ont rien Ă  voir avec les « Karen Â». Et de nombreux internautes de faire Ă©merger de nouveaux prĂ©noms – Ashley revient particulièrement souvent – en guise de « meilleures hĂ©ritières Â». Quel que soit le prĂ©nom choisi, une chose est sĂ»re, aucune femme n’aura envie de porter une telle caricature sur ses Ă©paules.

Bouton retour en haut de la page
Fermer