20 MINUTES 🔵 Les jeunes en ont-ils vraiment rien Ă  battre du travail ? – Shango Media
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20 MINUTES 🔵 Les jeunes en ont-ils vraiment rien à battre du travail ?

IndisciplinĂ©s, fainĂ©ants, peu volontaires… Les clichĂ©s sur les jeunes en entreprise ont la peau dure. Suite Ă  un appel Ă  tĂ©moignage de nos confrères de BFM Business publiĂ© fin janvier, la majoritĂ© des quelque 4.700 interrogĂ©s a arguĂ© que les jeunes de la gĂ©nĂ©ration Z avaient un problème avec le travail. A en Ă©couter ou lire leurs aĂ®nĂ©s, on a parfois le sentiment qu’il est impossible de travailler avec eux. Loin d’amener de l’eau Ă  leur moulin, l’Apec a publiĂ© le 1 fĂ©vrier une Ă©tude qui dĂ©monte chacun de ces stĂ©rĂ©otypes. Les chiffres montrent en effet que les jeunes ne sont pas moins investis que les autres mais prĂ©sentent simplement des revendications nouvelles.

Les jeunes ne sont pas moins volontaires

Contrairement aux idĂ©es reçues, les 18-27 ans n’accordent pas moins d’importance Ă  leur travail que les gĂ©nĂ©rations prĂ©cĂ©dentes. D’après l’étude, les jeunes actifs sont prĂŞts Ă  s’investir dans leur tâche, de mĂŞme que dans leur entreprise : 78 % disent ĂŞtre prĂŞts Ă  davantage travailler en cas de pic d’activitĂ© s’ils sont rĂ©munĂ©rĂ©s en consĂ©quence. 52 % mettront un coup de collier mĂŞme en l’absence de contrepartie et 7 jeunes sur 10 n’hĂ©siteront pas Ă  remplir des missions qui ne figurent pas dans leur fiche de poste. Julien Cyr, directeur gĂ©nĂ©ral de la Holberton School France, une Ă©cole de dĂ©veloppement informatique oĂą les Ă©lèves travaillent en autonomie, sans professeur, voit ces jeunes de près et souscrit aux rĂ©sultats de l’étude : « Ce sont des jeunes qui sont beaucoup plus engagĂ©s. Pour dĂ©fendre une cause, ils vont au bout. Quand ils veulent choisir une entreprise, ils veulent dĂ©sormais choisir un mĂ©tier Ă  impact. Â»

Des exigences et des qualités nouvelles

Un des facteurs qui alimente les clichĂ©s nĂ©gatifs est le regard plus attentif que portent les jeunes sur leurs conditions de travail et leur besoin de flexibilitĂ©, explique Julien Cyr : « Les jeunes vont ĂŞtre beaucoup plus regardants dans la recherche d’un Ă©quilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Aussi, ils prennent plus de risques et vont considĂ©rer d’autres types de travail, tels que le CDD ou le free-lance. Â» L’étude pointe Ă©galement ce dĂ©sir de ne pas faire du sur-place dans le parcours professionnel : 89 % des actifs de moins de 30 ans dĂ©sirent gagner plus d’argent, 80 % demandent plus d’autonomie au travail et 69 % souhaitent exercer plus de responsabilitĂ©s professionnelles. Des scores supĂ©rieurs Ă  ceux recueillis dans les tranches d’âge supĂ©rieures. Mais malgrĂ© ses exigences et ses ambitions, cette cuvĂ©e de jeunes ne manque pas de qualitĂ©s : « Ils sont beaucoup plus crĂ©atifs et comprennent beaucoup mieux le numĂ©rique : ils se mettent beaucoup moins de barrières et sont plus autonomes Â», observe le patron de Holberton School France. On peut donc espĂ©rer que la gĂ©nĂ©ration Z cesse d’être perçue comme le vilain petit canard du marchĂ© du travail.

Des clichés poussés par les réseaux sociaux

Mais ce ne sont ni les derniers ni les premiers Ă  ĂŞtre ainsi dĂ©considĂ©rĂ©s. D’après Julien Cyr, la rengaine du « les jeunes, avant, ils savaient bosser ! Â», n’est pas nouvelle : « Avec les rĂ©seaux sociaux, ce genre de clichĂ©s se rĂ©pandent comme une traĂ®nĂ©e de poudre. DĂ©sormais, le conflit intergĂ©nĂ©rationnel est vraiment visible et la caricature est d’autant plus exacerbĂ©e. Â» Si dans 20 ans BFM Business pose la mĂŞme question Ă  ses lecteurs, nul doute que les rĂ©sultats seront sensiblement les mĂŞmes.

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