20 MINUTES 🔵 La Guyane fait face Ă  sa plus importante Ă©pidĂ©mie de dengue depuis 20 ans – Shango Media
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20 MINUTES 🔵 La Guyane fait face à sa plus importante épidémie de dengue depuis 20 ans

Actuellement, les moustiques s’attaquent à la Guyane. La région est en effet confrontée à sa plus importante épidémie de dengue depuis une vingtaine d’années. Elle a commencé mi-2023 et s’est accélérée depuis début janvier avec 800 nouveaux cas déclarés en moyenne par semaine, selon les autorités sanitaires.

Ce virus transmis par les moustiques Aedes, contre lequel aucun vaccin n’est recommandé par la Haute Autorité de santé (HAS), peut provoquer dans les cas les plus graves hémorragies ou syndromes de choc. Dans les zones tropicales et intertropicales, comme la Guyane, les épidémies reviennent tous les trois à cinq ans et durent généralement 12 à 18 mois. Les vagues virales sont plus ou moins intenses.

DĂ©jĂ  2.996 cas depuis le 1er janvier

D’après SantĂ© publique France, 5.800 cas confirmĂ©s de dengue ont Ă©tĂ© recensĂ©s dans le dĂ©partement amazonien de 300.000 habitants depuis le dĂ©but de l’annĂ©e 2023, dont 2.996 dĂ©jĂ  en 2024. « Nous sommes en phase de circulation active avec plus de 800 cas dĂ©clarĂ©s par semaine depuis le dĂ©but de l’annĂ©e Â», a confirmĂ© le 6 fĂ©vrier le directeur de l’Agence rĂ©gionale de santĂ© (ARS), Dimitri Grygowski.

Deux gĂ©notypes de la dengue sur les quatre existants circulent en mĂŞme temps, contribuant Ă  l’intensification d’une Ă©pidĂ©mie Ă©galement favorisĂ©e par la saison des pluies, qui multiplie les zones d’eau stagnante et donc les gĂ®tes larvaires. La semaine dernière, l’impact restait toutefois « relativement limitĂ© Â» sur le système de santĂ© guyanais, l’infection gĂ©nĂ©rant « 8 Ă  10 % d’activitĂ© en plus Â» pour les urgences des hĂ´pitaux de Kourou et Cayenne.

Des moyens promis pour la démoustication

Une cellule de suivi associant les services de l’Etat et la CollectivitĂ© territoriale de Guyane (CTG) a Ă©tĂ© activĂ©e le 6 fĂ©vrier en vue de mesures « pour freiner cette dynamique autant que possible Â», a indiquĂ© le prĂ©fet Antoine Poussier. Le lendemain, le reprĂ©sentant de l’État a signĂ© un arrĂŞtĂ© pour accĂ©lĂ©rer l’enlevage des vĂ©hicules hors d’usage, nombreux sur les bords de route et « qui constituent des gĂ®tes Ă  moustique facilitant la propagation de la dengue Â». De son cĂ´tĂ©, la CTG a promis d’« augmenter ses moyens humains et matĂ©riels Â» dans le domaine de la dĂ©moustication, dont elle a la compĂ©tence. Son prĂ©sident Gabriel Serville Ă©voque une « Ă©pidĂ©mie d’une ampleur que nous n’avons pas connue depuis une vingtaine d’annĂ©es Â».

D’après les travaux de l’Institut Pasteur, les Ă©pidĂ©mies de dengue sont de plus en plus rapprochĂ©es et intenses du fait notamment de la pression dĂ©mographique. Le changement climatique favorise aussi sa circulation et la maladie « gagne du terrain, notamment dans le sud de l’Europe depuis l’arrivĂ©e du moustique tigre Â», selon le directeur de l’Institut Pasteur de Cayenne, Christophe Peyrefitte.

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