20 MINUTES 🔵 HĂ´tel de luxe et bain Ă  bulles pour le prĂ©sident de la mĂ©tropole de Lille – Shango Media
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20 MINUTES 🔵 Hôtel de luxe et bain à bulles pour le président de la métropole de Lille

NuitĂ©es dans un hĂ´tel de luxe, pierres haut de gamme pour sa terrasse personnelle, embauche d’une proche par la collectivitĂ© : le tribunal correctionnel a commencĂ©, lundi, Ă  dissĂ©quer les pratiques du prĂ©sident (DVD) de la mĂ©tropole de Lille (Mel), Damien Castelain.

La prĂ©sidente du tribunal rappelle d’emblĂ©e que l’élu de 56 ans, jugĂ© pour dĂ©tournement de fonds publics, prise illĂ©gale d’intĂ©rĂŞts, recel et favoritisme, prĂ©side depuis 2014 l’une des plus grandes mĂ©tropoles de France, au budget annuel d’environ 2 milliards d’euros.

Lui sont notamment reprochés la prise en charge par la collectivité de nuits dans un hôtel cinq étoiles près du Parc des Princes à Paris, de repas avec sa compagne, d’un costume à 1.500 euros ou d’un parfum Hermès, ainsi que l’usage d’un véhicule pour ses déplacements personnels.

Un « problème de mĂ©thode Â»

Les montants en jeu sont « ridicules Â», « mĂŞme pas 100 euros Â» pour un repas pour deux personnes au restaurant, minimise Damien Castelain. Il reconnaĂ®t toutefois un « problème de mĂ©thode Â», notamment dans l’usage d’une carte bancaire de la Mel et rappelle qu’il a remboursĂ© quelque 20.000 euros de dĂ©penses prises en charge par la rĂ©gie de son cabinet.

Certaines de ces dĂ©penses rentraient dans ses frais de reprĂ©sentation, argue-t-il, tandis que d’autres Ă©taient destinĂ©es Ă  faire des cadeaux. « Les deniers publics peuvent servir Ă  vous prĂ©lasser dans un bain Ă  bulles ? Â» s’étonne la procureure, faisant rĂ©fĂ©rence aux soins dans des spas rĂ©glĂ©s par la Mel. « Cela pose problème et j’ai remboursĂ© Â», rĂ©pond Damien Castelain.

Un sous-préfet sur le banc des accusés

Le président de la Mel est aussi interrogé sur les quelque 22.000 euros de frais d’avocat pris en charge par la Mel pour sa défense dans l’affaire du Grand Stade, dans laquelle six personnes, dont lui, avaient été mises en examen pour divers faits de corruption, favoritisme ou encore trafic d’influence, avant un non-lieu.

Si sa protection fonctionnelle n’est pas en cause, le tribunal lui reproche de ne pas avoir fait voter cette dĂ©cision par le conseil mĂ©tropolitain, comme la procĂ©dure le prĂ©voit, mais de l’avoir fait valider par son vice-prĂ©sident. Il est accusĂ© de s’être « auto-arrogĂ© un pouvoir Â» pour une dĂ©cision qui le concernait et d’avoir ainsi Ă©ludĂ© le dĂ©bat politique.

Sur le banc des accusés se trouve aussi le sous-préfet d’Aix-en-Provence, Bruno Cassette, ancien directeur général des services de la Mel. Lui est jugé pour complicité de prise illégale d’intérêts et atteinte à la liberté d’accès aux marchés publics.

Le procès doit se poursuivre jusqu’Ă  jeudi.

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