20 MINUTES 🔵 Des mĂ©decins Ă  l’œuvre pour retarder la mort des malades de Charcot – Shango Media
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20 MINUTES 🔵 Des médecins à l’œuvre pour retarder la mort des malades de Charcot

Pari tenu. Le centre hospitalier universitaire de Lille vient d’annoncer qu’une Ă©quipe de chercheurs explorait « une thĂ©rapie prometteuse Â», un « pari Â» dont l’issue pourrait changer la vie des personnes atteintes par la SclĂ©rose LatĂ©rale Amyotrophique (SLA), une maladie plus connue sous le nom de maladie de Charcot.

Si la SLA ne touche que 500.000 personnes dans le monde, cette maladie reste bien plus mortelle que d’autres maladies neurodĂ©gĂ©nĂ©ratives, tuant chaque jour quatre personnes en France. La SLA s’attaque aux neurones moteurs qui commandent la marche, la parole ou la respiration. Cela « entraĂ®ne une atrophie musculaire et la paralysie progressive des patients jusqu’à leurs fonctions respiratoires Â», dĂ©taille le CHU de Lille.

Des résultats immédiatement édifiants

Des symptĂ´mes qui conduisent « irrĂ©mĂ©diablement au dĂ©cès Â», certes, mais dont le neurologue et pharmacologue David Devos, du laboratoire Lille Neurosciences & Cognition, et le Pr Thierry Burnouf, de l’universitĂ© de mĂ©decine de Taipei, espèrent retarder les effets. Partant du constat que les plaquettes sanguines avaient un rĂ´le important dans la rĂ©paration et la cicatrisation des tissus, ils se sont dit que ça pourrait peut-ĂŞtre marcher sur des neurones.

Bingo ! Lors de leurs premiers essais au stade prĂ©clinique, les chercheurs et leurs Ă©quipes ont constatĂ© « des rĂ©sultats immĂ©diatement Ă©difiants Â» et notamment une « prolongation de 130 % de l’espĂ©rance de vie Â». L’idĂ©e maintenant est d’en faire un traitement pour les personnes atteintes de la maladie de Charcot sous la forme « d’injection de dĂ©rivĂ©s plaquettaires dans leur cerveau au moyen d’une pompe placĂ©e au niveau de l’abdomen Â».

Innocuité à prouver

Sauf que pour en arriver là, les chercheurs devront notamment prouver l’innocuité du traitement en menant des tests toxicologiques et mesurer l’efficacité sur le moyen terme.

Si ces étapes nécessaires peuvent prendre plusieurs années, l’attente des patients est grande. En effet, alors que les Hospices civils de Lyon estiment la survie après l’apparition des premiers symptômes à trois ou quatre ans, cette durée pourrait passer entre 7 et 9 ans grâce au traitement.

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