20 MINUTES 🔵 Alors, « Dembouz » en numĂ©ro 10, idĂ©e de gĂ©nie ou immense gâchis ? – Shango Media
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20 MINUTES 🔵 Alors, « Dembouz » en numéro 10, idée de génie ou immense gâchis ?

Au Parc des Princes,

Avant de foncer tĂŞte baissĂ©e dans le dĂ©bat du moment le concernant, commençons par une banalitĂ© au sujet d’Ousmane DembĂ©lĂ© : cet homme est une Ĺ“uvre d’art inachevĂ©e.

Encore une fois omniprésent contre Rennes, mercredi, en demi-finale de Coupe de France, l’ancien Barcelonais est malgré tout capable de gâcher l’or qu’il a dans les pieds au moment de conclure ses actions, à l’image de ce festival de dribbles dans la surface rennaise achevé par une saucisse expédiée sur le périph parisien. Il nous fait parfois penser à un violoniste de génie qui ne pourrait s’empêcher de terminer son récital en sortant son Vuvuzela pour tout saccager.

InterrogĂ© en confĂ©rence de presse d’après-match sur les lacunes de son ancien joueur Ă  la finition, Julien StĂ©phan fait ce que tous les entraĂ®neurs de Dembouz ont toujours fait, il prĂ©fère retenir le positif : « Quand on parle d’Ousmane on parle toujours de ses dĂ©fauts. Moi je rĂ©ponds toujours sur ses qualitĂ©s. Parce que je trouve que c’est un joueur hors norme. Dans le dĂ©sĂ©quilibre, dans le dribble, dans la facultĂ© Ă  crĂ©er des espaces, c’est un joueur exceptionnel. S’il avait une qualitĂ© de finition supĂ©rieure, il serait peut-ĂŞtre Ballon d’or aujourd’hui. Â»

Dembouz dans l’axe, un pari risqué

Ses immenses qualitĂ©s sont connues de tous et le coach breton les a parfaitement rĂ©sumĂ©es. DĂ©stabilisant au possible, DembĂ©lĂ© est un dribbleur hors pair capable de mettre n’importe quel dĂ©fenseur sur les fesses, quand il ne les a pas dĂ©posĂ©s au prĂ©alable sur la bande d’arrĂŞt d’urgence cĂ´tĂ© droit, oĂą sa vitesse enrhume les latĂ©raux adverses. Mais alors, puisque celui-ci fait des merveilles sur son aile depuis le dĂ©but de la saison, quelle mouche a-t-elle piquĂ© Luis Enrique pour que celui-ci dĂ©cide de le changer de poste pour lui donner les clĂ©s du jeu dans l’axe de l’attaque parisienne, derrière les deux attaquants (MbappĂ© et un autre, au choix) ?

Ce fut le cas une première fois du côté d’Anoeta, face à la Real Sociedad, mais aussi dimanche dernier au Vélodrome contre l’OM. Avec, à chaque fois, du bon et du moins bon à l’heure de dresser le bilan de compétences. Si ce positionnement permet au PSG d’avoir une plus grande densité dans l’axe du terrain et offre au joueur une plus grande liberté de mouvement, il l’expose aussi à des pertes de balles qui peuvent se révéler fatales dans cette partie du terrain.

Cela ne s’est pas vu mercredi tant les Rennais semblaient incapables de proposer quoi que ce soit Ă  la rĂ©cupĂ©ration du ballon, mais en sera-t-il de mĂŞme face Ă  un Barça autrement plus joueur que les Bretons ? Surtout, se priver de l’une de ses plus grandes forces, sa vitesse, sur le cĂ´tĂ© droit, peut sembler dommageable pour l’équipe.

Une idée mûrie de longue date par Luis Enrique

Pourtant, dans l’esprit de Luis Enrique, le dĂ©bat est clos avant mĂŞme d’avoir commencĂ©. « Ousmane DembĂ©lĂ© est un joueur techniquement supĂ©rieur, quasi injouable avec les deux pieds. On ne sait pas s’il est droitier ou gaucher, a-t-il expliquĂ©. Je crois qu’avec sa position intĂ©rieure, nous approchons de la meilleure version d’Ousmane. Je ne me prĂ©occupe pas de sa dernière touche avant d’atteindre le but. Ça m’importe peu. Il va s’amĂ©liorer. Il s’amĂ©liore et marque beaucoup de buts Ă  l’entraĂ®nement. Donc, ce n’est pas un problème. Ce qu’il gĂ©nère, toutes ces occasions, c’est très positif pour l’équipe parce qu’il est presque inarrĂŞtable pour ses adversaires. Â»

Selon nos confrères de L’Equipe, ce repositionnement dans l’axe, dans un rĂ´le de faux numĂ©ro 9, n’est pas une lubie que le coach espagnol a pondue subitement un beau matin en se rĂ©veillant. Il l’avait en tĂŞte avant mĂŞme que DembĂ©lĂ© ne rejoigne le PSG et s’en Ă©tait Ă©panchĂ© auprès du joueur pour le convaincre de signer dans la capitale, connaissant la prĂ©fĂ©rence du joueur pour ce poste.

Lors de ce qui reste encore Ă  l’heure actuelle comme la meilleure saison de sa carrière, Ă  Dortmund, en 2016-2017, c’est dans ce rĂ´le de numĂ©ro 10 derrière deux attaquants que l’ancien Rennais Ă©voluait avec Thomas Tuchel. Et Ă  l’époque, le garçon affichait des stats autrement plus aguichantes qu’actuellement (10 buts et 21 passes dĂ©’ contre 1 but et 10 passes dĂ© cette saison). Si, pour l’heure, on ne peut pas encore dire que cette dĂ©cision de Luis Enrique a totalement convaincu les suiveurs parisiens, on ne demande qu’à voir cette meilleure version de lui-mĂŞme, 100 % violon et sans vuvuzela.

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