20 MINUTES 🔵 A Lyon, plus de 80 enfants sans toit et leurs parents mis Ă  l’abri dans une Ă©cole dĂ©saffectĂ©e. – Shango Media
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20 MINUTES 🔵 A Lyon, plus de 80 enfants sans toit et leurs parents mis à l’abri dans une école désaffectée.

Aucune autre alternative n’a Ă©tĂ© trouvĂ©e. Des salles de classe transformĂ©es en dortoir et rĂ©fectoire : plus de 80 enfants sans toit occupent avec leurs parents une Ă©cole dĂ©saffectĂ©e de Lyon, une opĂ©ration d’une ampleur « très exceptionnelle Â» menĂ©e vendredi soir par un collectif en l’absence de solution d’hĂ©bergement.

Des enseignants et des parents d’élèves bĂ©nĂ©voles du collectif « Jamais Sans Toit Â» (JST) ont installĂ© plus d’une centaine de matelas dans le bâtiment encore chauffĂ© pour y faire dormir 27 familles.

« Pas d’autres options Â»

Depuis parfois deux ans, la plupart dormaient dans les Ă©tablissements scolaires de leurs enfants, principal modus operandi de JST, un collectif nĂ© Ă  Lyon en 2014 et qui recense actuellement « 315 enfants sans solution d’hĂ©bergement Â» dans l’agglomĂ©ration.

« C’est un peu illĂ©gal mais c’est tolĂ©rĂ© par les pouvoirs publics parce qu’il n’y a plus d’autres options pour ces enfants et leurs familles Â», plaide Juliette Murtin, porte-parole de JST. Ils sont tous scolarisĂ©s et leurs parents sont souvent rĂ©fugiĂ©s ou inscrits dans des parcours migratoires.

La mairie de Lyon, qui ne voulait pas laisser ouvertes les écoles où dormaient habituellement les familles durant les vacances de Noël, a payé 15 nuits d’hôtel à chacune d’entre elles avant de les orienter vers des gymnases ouverts aux sans-abri par la préfecture du Rhône dans le cadre du Plan Grand Froid reconduit jusqu’à mardi.

« C’est totalement insuffisant Â», s’émeut Juliette Murtin, soulignant que les gymnases sont saturĂ©s et que les enfants doivent y dormir au milieu d’autres sans-abri adultes, ce que refusent certaines familles.

L’opĂ©ration de vendredi, « très exceptionnelle Ă  cette Ă©chelle Â», Ă©tait « la seule option Â», ajoute-t-elle. JST rĂ©clame Ă  la prĂ©fecture « un accompagnement social Â» puis « des solutions dignes et pĂ©rennes pour chaque famille Â».

« On s’épuise Â»

« On refusait de remettre les familles sĂ©parĂ©ment dans les Ă©coles parce que c’étaient des conditions de vie indignes et que ça durait depuis plus d’un an Â», martèle Sonia Mirallès, enseignante membre de JST qui a dormi sur place.

« Mais les parents et les enseignants ne sont pas des travailleurs sociaux, nous ne sommes pas formĂ©s pour ça et on s’épuise Â», renchĂ©rit Faustine Chillet, mère d’élève qui hĂ©bergeait trois familles.

MalgrĂ© l’ouverture de 250 places, dont 220 dans deux gymnases lyonnais pour le plan Grand froid, la prĂ©fecture du RhĂ´ne plaide « une saturation du système d’hĂ©bergement d’urgence parce que les personnes ne le quittent pas vers d’autres solutions Â».

« Quelque 30 % sont accueillies depuis plus de cinq ans Â», explique Ă  l’AFP la prĂ©fecture, selon qui l’Etat finance chaque annĂ©e 27.000 places d’hĂ©bergement dans le RhĂ´ne pour 117 millions d’euros.

Selon l’UNICEF, Ă  la rentrĂ©e 2025, 2.159 enfants Ă©taient dans la rue avec leur famille en France, 30 % de plus qu’en 2022.

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